(Comme si) la beauté était éternelle (sans titre, partie 3b) Une vidéo qui relève davantage de l'ambiance avec un patchwork réunissant de nombreux éléments parmi lesquels des orchidées en fleur ou des plantes en train de pousser, images en surimpression sur celles, brutes, de séquences tournées après les massacres perpétrés en 1982 dans les camps de réfugiés de Sabra et Shatilla, au Liban. Des images de nuages, de l'espace depuis le télescope Hubbell, des plans du corps humains ainsi que des images abstraites d'eau coulant lentement viennent compléter cette réflexion sur le passé, sur le contexte présent et son indulgence. Grâce à la voix off de Abdel Majid Fadl Ali Hassan (un réfugié vivant depuis 1948 dans le camp de Bourg El Barajneh et qui raconte une histoire sur les ruines de son village) et à une série d'enregistrements audio qui accompagnent les séquences, cette vidéo laisse filtrer un essai intense sur la désillusion de l'époque contemporaine. La vidéo, en abordant les faits à la fois directement, viscéralement et sur le plan métaphorique, fournit une réponse élégiaque à la question de la dépossession palestinienne.
A more ambient work of many things, including orchids blooming, and plants growing, superimposed over raw footage from post massacre filmings of the 1982 massacre at Sabra and Shatilla refugee camps in Lebanon. Cloud footage, Hubbell space imagery, the visible body crosscuts, and abstract shots of slow motion water, add to this reflection of the past, its present context and forbearance. With the voice over of Abdel Majid Fadl Ali Hassan (a 1948 refugee living in Bourg El Barajneh camp) recounting a story told by the rubble of his home in Palestine, and the collection of audio accompanying the clips, the tape permeates into an intense essay on dystopia in contemporary times. Working directly, viscerally, and metaphorically the videotape provides an elegiac response to the Palestinian dispossession.