

Avant le film : Le Hérisson dans le brouillard
Le Hérisson dans le brouillard ou Le Petit Hérisson dans la brume est un court métrage d'animation soviétique réalisé par Youri Norstein.
Œuvre devenue culte de Youri Norstein, réalisée en 1975 représente pour beaucoup la plus belle animation de l’histoire du cinéma. Narrant le périple d’un petit hérisson qui part rejoindre un ourson la nuit dans la forêt pour admirer les étoiles, il s’agit d’une œuvre visuellement magnifique, accompagnée d’une très belle bande son. Faisant l’apologie des joies simples et de l’amitié, cette animation qui a marqué profondément les générations suivantes distille une poésie rare et nous invite à la rêverie. Le mystère y a aussi sa place avec ce cheval aperçu dans la brume et cette utilisation de la lumière qui donne une esthétique si forte à cette pièce cinématographique presque trop courte.
Ce court métrage en papier découpé réalisé en 1975, avait été élu en 2003 meilleur court métrage d’animation de tous les temps par un jury de critiques et animateurs (tandis qu’un autre film de Norstein, Le conte des contes, l’avait été en 1984 lors d’Olympiades de l’animation organisées en même temps que les J.O. de Los Angeles).
durée : 10mn
Hiroshima, mon amour d'Alain Resnais
France-Japon / 1959 / 91 min
Avec Emmanuelle Riva, Eiji Okada, Stella Dassas.
Après les bombardements, une Française et un Japonais vivent un amour impossible à Hiroshima. Pour son premier long métrage, Resnais invente, sur un scénario de Duras, un nouveau langage cinématographique, révolutionnaire à son époque, et raconte la rencontre de deux traumatismes. Un fulgurant poème de passion et de destruction.
« Hiroshima repousse les limites du cinéma. » (Jean-Luc Godard)
« Le sujet lui-même mêle une aventure passionnelle entre une jeune française et un architecte japonais à un réquisitoire antinucléaire aussi violent que pouvait l'être Nuit et brouillard vis-à-vis des camps d'extermination nazis. » (Michel Marie)
« J'ai essayé de trouver l'équivalent d'une lecture au cinéma et de laisser l'imagination du spectateur aussi libre que s'il était en train de lire un livre. » (Alain Resnais)
crédit photo : Argos Films, Como-Films (Paris), Daiei Motion Picture Company (Tokyo), Pathé Overseas