J’ai été projeté très jeune dans l’univers de la post-production vidéo et de ce qui était déjà l’univers numérique. J’ai pendant deux ans travaillé comme assistant réalisateur et ensuite j’ai eu la chance de tomber dans la marmite des effets visuels et du numérique comme assistant infographiste. Bien avant l’arrivée du numérique au cinéma. Il faut être aujourd’hui conscients que les Mac et PC personnels n’existaient pas du tout.
Cela fût une vraie révélation. J’avais devant moi des outils qui pouvaient me servir à créer de façon autonome des films, des vidéos et rejoindre ma passion pour les images animées.
C’est l’époque ou la publicité et le clip vidéo était en plein essor. Je travaillais pour des projets publicitaires ou des commandes le jour et la nuit, j’avais la chance d’utiliser ces machines très puissantes et coûteuses pour mes propres projets ou des projets artistiques qui me demandaient de m’impliquer et d’apporter un style. Cela me permettait de vivre d’un côté, mais aussi pour pouvoir créer et rechercher mon expression visuelle la nuit.
Il fallait faire sa place dans un milieu très compétitif, où il à fallu apprendre à faire des choix. Mais je ne me suis jamais considéré comme un véritable technicien du numérique, ni professionnel du numérique. Je veux dire que cela n’a jamais été une finalité pour moi. J’aime à dire que je bricole sur de grosses machines. Je bidouille avec mes limites. D’autant que j’aime toucher à tout et dans ce cas, par essence, je ne peux pas exceller en tout. Et puis, j’aime apprendre.





